EN PROJET

Super Shoe

Projet de création 2019

Spectacle chorégraphique jeune public
Durée : 45 min
Chorégraphie : Annette Labry (avec la complicité des danseuses)
Interprétation : Annette Labry, Emilie Sivi Volck, en cours
Création lumières : Erik Joannesse
Univers graphique et visuel : Giovanni d’Andrea

© Giovanni d'Andrea

Mes chaussures, mon miroir

La chaussure est bien sûr un accessoire fonctionnel : charentaises à la maison, palmes dans l’eau, raquettes sur la neige, crampons au rugby, etc.... mais elle est bien plus que cela, en vérité.

Signature d’un look, affirmation d’une identité, code social, marque d’appartenance à un groupe ou volonté de sortir du lot, instrument de torture ou nid douillet, le soulier en dit long sur celui ou celle qui le porte et le choisit. Il reflète nos états d’âmes, nos humeurs, nos besoins ou encore nos désirs. Il signifie aux autres quelle histoire nous avons envie de raconter et de rencontrer.

Les chaussures fascinent, ont leurs standards, leurs icônes monstrueuses, parfois risibles, leurs premiers prix et leurs spécimens de luxe. Irrésistibles pour certain(e)s - Céline Dion en posséderait plus de trois mille paires ! - , négligées par d’autres, elles dévoilent malgré nous les multiples personnalités que nous revêtons au cours d’une vie... ou d’une seule et même journée.

Mais qui a trouvé chaussure à son pied....et se l’est appropriée n’est-il pas soudain doté de supers pouvoirs, tel un super-héros ?

« Super Shoe » - le propos
Dans l’ambiance cosy et feutrée d’un petit salon, « Super Shoe » raconte le quotidien d’inséparables soeurs jumelles que rien ne distingue : mêmes habitudes, mêmes attitudes. Nul besoin de mots pour se comprendre dans ce cocon qui leur suffit, comme elles se suffisent à elles-mêmes.
Leur relation fusionnelle est cependant bouleversée lorsqu’elles font la connaissance de la voisine de palier qui, contre toute attente, s’avère leur ressembler comme deux (trois ! ) gouttes d’eau : même coiffure, mêmes vêtements... et mêmes chaussures. Cette rencontre vient jeter le trouble dans la quiétude de leur petit chez-soi, bousculant une routine bien huilée et remettant en question la place et le rôle de chaque protagoniste.
De cette situation incongrue, naît une réaction en chaîne au fil de laquelle les relations de ces 3 personnages, en apparence interchangeables, évoluent selon le type de chaussures qu’elles portent et/ou l’utilisation qu’elles en font :
• hériter de chaussures trop grandes ou trop petites
• se déplacer lacets attachés entre eux
• se découvrir un talent pour la chorégraphie de patins d’intérieur
• partager une paire pour deux
• se chausser, se déchausser et se rechausser
• s’accommoder en toute situation d’un équipement inadapté (répéter
quelques pas de tango avec des palmes, faire son yoga en patins à roulettes...)
Plus qu’un inventaire exhaustif des modèles de chaussures existants et de la façon dont il serait possible de danser en les portant, ce projet de création envisage de faire un pas de côté sur le regard que nous leur portons et les pouvoirs - véritables ou fantasmés - que nous leur accordons. En décalant les usages et en détournant les fonctions. En se laissant aller à être un(e) autre en les chaussant. En s’imaginant plus fort, plus rapide... ou juste plus grand. En renversant les situations et inversant les relations.
Et s’il était autorisé, pour une fois, de danser en regardant ses pieds?

Résidences de création (en cours d'élaboration) :

• Mai 2019 : Cité scolaire St Exupéry, Bourg St Maurice (73)
• Juillet 2019 : Cie Pernette / Dispositif "Hors limites", Besançon (25)
• Automne 2019 : Le Plato, Romans sur Isère (26) / en discussion
• Hiver 2020 : Espace culturel Le Savoie, St Michel de Maurienne (73) / en discussion

DOSSIER ET BUDGET DE PRODUCTION SUR DEMANDE

Ce projet de création est soutenu par le Département de la Savoie.

EN PROJET

Quand je danse, je danse

Projet de création 2017-2019

« Quand je danse, je danse » est un projet chorégraphique, visuel et sonore pour deux danseuses (Corine Englander-Bombled et Emilie Sivi Volck) sur le thème de « l’instant présent ». Axé essentiellement sur la matière du mouvement, il prévoit de laisser une large place à l’interaction avec d’autres disciplines artistiques (musique, photographie, vidéo) dont le propre est également de saisir ou restituer la poésie d’un « moment ». Destiné à être présenté sur scène, ce spectacle pourra parallèlement être proposé dans des versions plus légères en résonance à un lieu donné.

© Denis Englander

L’idée de cette création jaillit en mai 2016 à Kyoto (Japon) lors d’une performance danse & musique live proposée sur les rives de la Kamogawa, « Encounters ».

De retour en France, l’envie de retrouver la complicité de ce duo artistique, à l’origine par ailleurs des premières pièces de la Cie, coïncide avec :

• le besoin de réagir face à l’accélération du quotidien, à la perpétuelle confusion de vouloir être partout et nulle part, à une injonction permanente (réelle ou ressentie) de perfection et d’efficacité;

• la prise de conscience soudaine, en écho à l’extrait « Quand je danse, je danse » des Essais de Montaigne, que le mouvement est notre manière à nous, danseurs, d’ « être » ici et maintenant;

• la lecture de « L’intuition de l’instant » de Gaston Bachelard, et sa façon de mettre des mots poétiques et subtiles sur des sensations ineffables.

Avec ce projet, nous souhaitons inviter chaque spectateur à s’interroger sur sa propre relation au temps, son rapport à la fugacité de l’instant vécu et sa façon, à lui, de s’ancrer dans le présent. Notre objectif est de créer « un instant chorégraphique » qui mette nos sens en éveil, nous réveille à nous-mêmes et bouscule, avec poésie et dérision, tous les petits mécanismes de survie, automatismes et autres conditionnements qui nous empêchent de conjuguer nos pensées et nos perceptions au présent.

Ils nous ont déjà accueillis en création :

• la Charpenterie Buet, Bourg St Maurice (73)
• la Maison des Arts, Aime (73)
• Accueil Savoie Handicap, Saint Alban Leysse (73)
• le Lycée du Granier, La Ravoire (73)
• le Magasin, Saint Etienne (42)

Et si vous étiez le prochain ?

Avec pour objectif de multiplier les situations, les expériences et les échanges susceptibles de nourrir notre réflexion artistique et nos processus de création, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux partenaires pour accueillir la Cie en mini-résidence de création (2 à 3 jours).

En cohérence avec le thème du spectacle, nous nous intéressons en particulier :
• aux structures ayant un rapport particulier au temps (maisons de retraite, hôpitaux, bibliothèques, musées/galeries d’art, salles d’attente, etc.)
• aux lieux singuliers s’inscrivant dans une temporalité spécifique (le « temps quotidien » d’un lieu de travail, le caractère « hors du temps » d’un lieu abandonné, un lieu de patrimoine « figé dans le temps », etc.)
• à des publics concernés par le propos philosophique du spectacle (élèves de 1ère et Terminal, cafés philos, etc.)

Ce projet de création est soutenu par le Département de la Savoie.